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Remoray-Boujeons - Église Sainte-Anne

Remoray-Boujeons - Église Sainte-Anne
Eglise de Remoray - Commons

Eglise de Remoray - Commons

En 2020 > Jingfang HAO & Lingjie WANG

La nouvelle église achevée en 1869 a remplacé un édifice plus ancien (XVIe siècle). Elle est construite sur un plan quasi traditionnel : un clocher-porche ouvre sur la nef composée d’un vaisseau central et de deux bas-côtés ; une abside polygonale abrite le chœur dont les murs sont couverts de lambris en bois. L’ensemble du mobilier (autels, chaire à prêcher…) s’inscrit dans le cadre de la mode des décors et d’une partie de l’architecture religieuse de l’époque qui marque le triomphe du style néo-gothique.
Extérieurement, des contreforts renforcent les bas-côtés et rythment l’édifice qui est imposant, surtout par sa hauteur que souligne la flèche polygonale qui couvre le clocher.

GPS : 46,768580 / 6,239827

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La Cluse-et-Mijoux - Église Saint-Pierre

La Cluse-et-Mijoux - Église Saint-Pierre
Eglise de La Cluse-et-Mijoux - Commons
Eglise de La Cluse-et-Mijoux - Commons

En 2020 > Pascal Broccolichi

Commencée en 1698, sa construction n’est achevée qu’en 1734. L’église Saint-Pierre s’inscrit dans le schéma général des églises du Haut-Doubs, tant sur le plan de l’architecture, classique, que sur celui de la décoration intérieure, baroque. Le sanctuaire ne comporte pas de transept, mais un large vaisseau formé d’une nef centrale et de deux bas-côtés, ouvrant sur le chœur. Le décor de bois sculpté y associe à profusion l’or et la polychromie. Se retrouvent, notamment dans le retable du maître-autel, les traditionnelles colonnes torsadées, avec ici des petits personnages et quelques oiseaux mêlés aux grappes de raisin, qui soutiennent un entablement assurant l’unité de l’ensemble.
Au sommet du retable, Dieu le Père, entouré d’angelots, est abrité sous un dais à festons et à glands. Au-dessous de la colombe de l’Esprit Saint, une toile représente le Christ remettant les clés à Saint Pierre. De part et d’autre de cet ensemble, deux grandes statues de la Vierge à l’Enfant et de Saint Joseph. Il faut aussi citer les statues des 12 apôtres qui rythment le chœur et qui proviendraient, d’après la tradition, de l’ancienne Eglise Saint-Etienne de Pontarlier détruite accidentellement au XVIIIème siècle. A noter le clocher à l’impériale qui couvre le clocher-porche, toiture tout à fait caractéristique des clochers du Haut-Doubs.

GPS : 46,872359 / 6,381461

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Gellin - Église de la Présentation-de-Notre-Dame

Gellin - Église de la Présentation-de-Notre-Dame
Eglise de Gellin - Commons
Eglise de Gellin - Commons

En 2024 > Karim KAL

En 2020 > Line Marquis

Une première chapelle avait été construite au XVIIe siècle sous le vocable de la Présentation de Notre-Dame. Elle dépendait de la paroisse de Mouthe avant de devenir église vicariale en 1669 et église paroissiale en 1779. Trop petite et en mauvais état, elle a été remplacée en 1843 par un édifice plus grand conçu par l’architecte Pompée qui a adopté un plan désormais classique dans l’architecture religieuse du Haut-Doubs : un clocher-porche couvert par un toit à l’impériale ouvre sur une nef à trois travées séparées par des colonnes ; le chœur est composé d’une travée droite et d’une abside. Des baies percées dans les murs de chacune des travées des collatéraux ainsi que dans ceux de l’abside du chœur éclairent l’intérieur de l’église. Peu de mobilier dans cette église relativement modeste dont les murs extérieurs exposés aux intempéries sont recouverts de plaques de métal en protection.

GPS : 46,733812 / 6,240353

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Frasne - Chapelle de l’étang

Frasne - Chapelle de l’étang
Chapelle de l'Étang - Commons
Chapelle de l'Étang - Commons

En 2020 > Bob Gramsma

Près de la zone touristique des tourbières de Frasne, au lieu-dit « ancienne scierie de l’Étang », au bord de l’étang de Frasne, sur la route de Bonnevaux, se dresse une petite chapelle. Elle fait partie d’un ensemble de maisons et bâtiments d’usine construit aux alentours de 1930 constituant le lieu-dit « hameau de la scierie » rebaptisé « hameau de l’étang ».
Elle a longtemps été laissée à l’abandon, trop longtemps selon son propriétaire actuel qui en a entrepris la restauration. Dans les années 1980, elle a accueilli des prêtres vietnamiens et elle est devenue un lieu d’expression artistique depuis sa réouverture en 2007.
C’est un édifice modeste de plan rectangulaire constitué d’une nef unique éclairée par quatre baies et d’un chœur demi-circulaire. L’ensemble est couvert par un toit à deux pans et surmonté d’un petit clocheton.

GPS : 46,834593 / 6,15555

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Frasne - Chapelle Saint-Roch de Cessay

Frasne - Chapelle Saint-Roch de Cessay
Chapelle de Cessay

En 2020 > Sebastien Strahm

L’ancienne grange médiévale de Cessay était située dans un agréable cadre de forêt et de verdure, proche de la route départementale reliant Champagnole à Pontarlier, en bordure de l’axe qui conduisait de l’abbaye de Mont-Sainte-Marie à Salins. Le nom de Cessay apparaît en 1200 dans une charte qui atteste de l’existence de cette grange dès avant 1200. Il s’agissait au départ d’un simple bâtiment de ferme destiné à stocker les récoltes avant d’être une unité d’exploitation agricole et d’élevage comprenant des bâtiments de ferme et une chapelle. Celle-ci est mentionnée sur un plan des bâtiments de Cessay de 1651.
L’actuelle chapelle a probablement été construite après la guerre de Dix Ans (1635-1644) ou à l’occasion d’une épidémie de peste puisqu’elle était dédiée à Saint Roch, saint invoqué contre la peste. Avec la Révolution, l’ensemble de la Grange de Cessay est vendu et disloqué ; la chapelle subsiste mais est utilisée à des fins agricoles jusqu’au début du XXe siècle.
Elle a fait l’objet d’un chantier de nettoyage et la toiture a été restaurée à l’occasion des 800 ans de Cessay en 2000. C’est un petit édifice de plan rectangulaire éclairé par une baie et couvert par un toit à deux pans.

GPS : 46,881092 / 6,147314

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Chaffois - Chapelle Notre-Dame du Mont

Chaffois - Chapelle Notre-Dame du Mont

N.D. du Mont
N.D. du Mont

Construite en 1946 au sommet d’une colline dominant le village, cette chapelle dédiée à la Vierge est plutôt un oratoire qu’une chapelle. Ce petit édifice de béton est composé d’une sorte de dais néo-gothique de plan carré ouvert sur ses quatre côtés reposant sur un soubassement circulaire et couvert par une flèche. Une terrasse permet d’en faire le tour et d’apprécier le paysage avec une vue à 360 degrés. Au centre du dais une statue de la Vierge.
L’inscription « POSUERUNT ME CUSTODEM » signifie « Ils m’ont fait gardienne de ce lieu« .

GPS : 46,915413 / 6,276189

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Chaffois - Église Notre-Dame-de-l’Assomption

Chaffois - Église Notre-Dame-de-l’Assomption
Eglise de Chaffois

Eglise de Chaffois

Elle est située dans la partie haute du village de Chaffois , à l’intérieur de l’enclos de l’ancien cimetière. Construite entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, elle a subi diverses réparations et transformations avant d’être reconstruite après l’incendie de 1904.
Elle est constituée d’un clocher-porche qui ouvre sur une nef centrale et deux collatéraux ; l’ensemble est couvert par des voûtes d’ogives. Des fenêtres à vitrail éclairent les collatéraux et le chœur. Ici, pas de toiture à l’impériale pour le clocher mais une flèche octogonale. La façade reprend quelques éléments d’architecture classique : fronton, colonnes, chapiteaux… L’intérieur est presque complètement dépouillé de toute ornementation : un Christ en croix du XVIIIe siècle – provenant sans doute de l’édifice d’origine – représente le seul élément de sculpture de l’édifice.

GPS : 46,915599 / 6,269969

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La Planée - Église de l'Assomption-de-la-Vierge

La Planée - Église de l'Assomption-de-la-Vierge
Eglise de la Planée - Commons

Eglise de la Planée - Commons

En 2018 > Caroline BachmannChemin de croix

La tradition veut que l’église de La Planée soit une des plus anciennes du Haut-Doubs forestier. Pourtant la première mention écrite la concernant n’apparaît qu’au XIVe siècle. Et si ce premier édifice a été transformé et remanié au cours des siècles – la nef et le collatéral droit au XVIIe, la voûte du chœur au XVIe et le clocher-porche au XIXe – l’église actuelle en conserve encore quelques traces au niveau des voûtes d’ogives de la nef par exemple. Texte de Joël GUIRAUD

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,840628 / 6,282027

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Les Pontets - Église de la Visitation-de-Notre-Dame

Les Pontets - Église de la Visitation-de-Notre-Dame
Eglise des Pontets - Commons

En 2024 > Jeanne TARA

En 2018 > BENC’est écrit dans la Bible

On ne peut pas évoquer le village des Pontets sans mentionner l’enfant du pays, « le philosophe des Pontets », Théodore Jouffroy, né aux Pontets en 1796. Député de Pontarlier de 1831 à 1839, brillant universitaire, il a enseigné la philosophie dans les plus prestigieuses écoles françaises, à la Faculté des Lettres de Paris, puis à l’École Normale et au Collège de France. Aujourd’hui peu connu, voire oublié, il a pourtant été à son époque une personnalité reconnu par ses pairs : Ernest Renan évoquait « les belles pages de ce désespéré de la philosophie » et Sainte-Beuve soulignait « l’intelligence à un degré excellent, l’intelligence en ce qu’elle a de large, de profond et de recueilli, de parfaitement net et clarifié… de M. Jouffroy ». De santé fragile, épuisé par ses fonctions, il meurt à Paris en 1841, âgé seulement de 45 ans.
L’église des Pontets, placée sous le vocable de la Visitation de Notre-Dame, et située dans l’enclos de l’ancien cimetière a été construite en 1845 sur l’emplacement d’une ancienne chapelle.
Le clocher-porche, surmonté d’un toit avec flèche polygonale flanquée de quatre clochetons, ouvre sur une nef que prolonge un chœur à abside. Les quatre travées de la nef sont séparées des bas-côtés par des colonnes à fut cylindrique sur lesquelles reposent des voûtes d’arêtes. Des baies à vitrail en plein cintre éclairent les bas-côtés et le chœur. Des lambris de bois couvrent les murs du chœur et des bas-côtés.
On peut noter la présence d’un mobilier intéressant provenant en partie de l’ancien édifice : un Christ en croix (XVIIe siècle), une chaire à prêcher dont il ne reste que les panneaux de la cuve, un tableau de la Vierge à l’Enfant dite du Rosaire, copie de 1850 d’un tableau de Murillo réalisée par le peintre Desaugiers, le meuble de sacristie, un second Christ en croix, deux statues en bois doré (saint Joseph et l’Immaculée Conception). Il n’y a pas de retable au chœur ni sur les chevets des bas-côtés.

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,719791 / 6,172172

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La Cluse-et-Mijoux - Chapelle de Montpetot

La Cluse-et-Mijoux - Chapelle de Montpetot

En 2018 > Jérôme LEUBABat­tle­field 126

Il s’agit d’un petit édifice composé d’une nef unique, d’une tribune et d’un chœur. Quelques marches et une grille séparent la nef du chœur. Alors que la nef est couverte par un simple plafond, une voûte d’ogives peinte de motifs historiés couvre le chœur dont les murs sont ornés de boiseries portant de nombreux ex-voto.
Dans le chœur, derrière l’autel, un retable peuplé d’angelots et largement polychromé, reprend le vocabulaire architectural classique. Une statuette de la Vierge est insérée dans une niche dans la partie centrale du retable. Plusieurs statues sont présentes dans la nef et sur le retable.
L’ensemble de l’édifice est couvert par une toiture à deux pans et un petit clocheton surmonte l’entrée. Texte de Joël GUIRAUD

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,861924 / 6,391762

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Les Fourgs - Chapelle du Tourillot

Les Fourgs - Chapelle du Tourillot
Chapelle du Tourillot - Commons
  

En 2026 > Claire HANNICQ

En 2018 > Francesco FINIZIO3 points, c’est tout

La chapelle Notre-Dame du Touriau (Touriaux ou Tourillot) est située à 1190 mètres d’altitude sur une petite colline dominant le village des Fourgs d’où l’on a une très jolie vue sur le village et toute la nature environnante. Elle a été construite entre 1923 et 1925 pour concrétiser un vœu des habitants s’engageant à élever une chapelle à cet endroit si le village était épargné de l’invasion des troupes allemandes pendant la Première guerre mondiale. On était assez loin du front et le risque était faible, mais les nouvelles qui pouvaient arriver par les soldats engagés dans ce long conflit étaient sans doute suffisamment alarmantes pour justifier cette peur commune. Le village fut épargné et la chapelle, inaugurée officiellement le 8 septembre 1925, fut financée par des dons et construite par les villageois à l’emplacement d’un petit monument supportant une statue de Notre-Dame de Lourdes érigée en 1898 sous l’égide de Félix Balanche, curé de la paroisse.
C’est un édifice de petites dimensions, de plan rectangulaire, construit sur une terrasse renforcée par un mur de soutien en pierres. La chapelle est couverte par un toit à deux pans sommé, au-dessus de l’entrée, d’un petit clocheton où a été installé la statue de la Vierge de 1898. Quatre fenêtres en plein cintre avec des verres colorés éclairent la nef unique. Des bancs, des chaises et un autel sommaire en constituent l’unique mobilier. Elle a été restaurée en 2025.

GPS : 46,831101 / 6,413254

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Les Hôpitaux-Vieux - Chapelle Sainte-Philomène

Les Hôpitaux-Vieux - Chapelle Sainte-Philomène
Chapelle des Hôpitaux-Vieux - Commons

Chapelle des Hôpitaux-Vieux - Commons

En 2018 > Ariane EparsMonument

Cette chapelle est un édifice tout à fait modeste, tant dans ses proportions que dans son décor : elle est constituée d’une nef unique prolongée par un chœur lambrissé. Une série de tableaux évoquant différents épisodes de la vie de la Vierge occupent les murs aveugles de la nef. La chapelle est dédiée à Sainte Philomène : cette jeune femme a fait l’objet d’un culte de 1805 à 1961 après la découverte d’ossements trouvés en 1802 dans la catacombe de Priscille, à Rome.
Une inscription « Filumena » (transcrite en Philomène) fut prise pour le nom de la personne enterrée elle-même identifiée comme jeune fille vierge et martyre dans l’enthousiasme de l’époque sans que l’on ait pourtant aucune certitude historique. Un tableau représentant cette jeune femme est fixé sur le mur de chevet du chœur. Texte de Joël GUIRAUD

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,789706 / 6,369870

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Les Villedieu - Église Saint-Joseph

Les Villedieu - Église Saint-Joseph
Eglise des Villedieu - Commons

En 2018 > Denis SavaryFumée

Située en bordure de route et placée sous le vocable de Saint Joseph, cette église a fait l’objet de divers travaux d’aménagements et de réparations au XIXe et XXe siècles. Son plan s’apparente à de nombreuses autres églises de cette époque et de cette région : un clocher-porche couvert par un toit à l’impériale, – disposition architecturale caractéristique de cette région -, sur une nef à trois vaisseaux prolongée par le chœur.
Plusieurs pièces du mobilier liturgique sont classées au titre des Monuments Historiques, parmi lesquels un crucifix du XVIIe siècle et la porte du tabernacle. Par contre, la chaire à prêcher et la barrière de communion ont été supprimées lors de travaux. Texte de Joël GUIRAUD

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,728243 / 6,246291

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Châtelblanc - Église de la Nativité-de-Notre-Dame

Châtelblanc - Église de la Nativité-de-Notre-Dame
Eglise de Chatelblanc - Commons

Eglise de Chatelblanc

En 2024 > Gilles FURTWÄNGLER

En 2018 > Sylvie AuvrayLes bâtons d’Alexandre

Il faut attendre le XVIIe siècle pour que Chatelblanc dispose de sa propre chapelle construite à l’initiative du châtelain Pierre Blondeau et consacrée en 1665 par l’archevêque de Besançon, Antoine Ier de Grammont.
Ce bâtiment s’avère rapidement trop exigu pour accueillir l’ensemble des fidèles. La chapelle est agrandie à la fin du XVIIIe siècle mais elle est détruite par un incendie ainsi que le presbytère et plusieurs maisons en 1759. Immédiatement restaurée elle est partiellement détruite par un nouvel incendie du village en 1775. Elle est à nouveau restaurée puis agrandie et réaménagée en 1827.
L’église actuelle, dédiée à la Nativité de Notre-Dame, a été construite de 1854 à 1861 selon les plans de l’architecte bisontin Painchaux qui avait choisi un plan classique en croix latine : un clocher-porche ouvre sur une nef unique à 3 travées couvertes par une voûte en berceau, un transept et un chœur. Le décor architectural reste fidèle à la tradition du XIXe siècle en empruntant tous ses éléments à l’antiquité. Il abrite plusieurs œuvres intéressantes : une statue de saint Alexandre, un tableau l’Annonciation (sur le mur du chevet du chœur) et la châsse contenant les reliques de saint Alexandre. D’après l’inventaire de la chapelle primitive il ne semble pas que les éléments de mobilier actuels proviennent de la première chapelle hormis les autels latéraux, la chaire à prêcher, les statues et le tableau du chœur sans doute récupérés dans l’église du XVIIIe siècle.
Dès la translation des reliques de Saint Alexandre à Chatelblanc (le 29 septembre 1684), les fidèles présents constatèrent diverses manifestations irrationnelles jugées miraculeuses. Chaque année, la date anniversaire de la translation devint l’occasion d’organiser un pélerinage plus ou moins suivi : 8000 personnes en 1784, 3000 en 1834, 5000 en 1884, 2000 en 1934.

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,673250 / 6,114818

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Chapelle-des-Bois - Église Saint-Jean-Baptiste

Chapelle-des-Bois - Église Saint-Jean-Baptiste

Eglise de Chapelle-des-Bois - Commons

Eglise de Chapelle-des-Bois - Commons

En 2018 > Jérôme HentschJalousie

Jusqu’en 1445 et malgré des conditions climatiques souvent difficiles, les habitants de Chapelle-des-Bois devaient aller aux offices à Chaux-Neuve ou à Mouthe. D’où la décision, en 1628, de construire une chapelle à Chapelle-des-Bois sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste dont la statue accueille le visiteur dès l’entrée.
Terminée en 1639, cette chapelle est consacrée en 1665 par Monseigneur Antoine-Pierre Ier de Grammont. A la demande des habitants la chapelle devient enfin église en 1746.
Située à l’intérieur du cimetière, l’église Saint-Jean-Baptiste a été remaniée à plusieurs reprises et le XIXe siècle lui a ajouté une sacristie. Elle est assez typique des églises de montagne avec son aspect extérieur massif que renforce encore des contreforts ; plusieurs petites ouvertures éclairent cet édifice qui reste assez peu élevé. Texte de Joël GUIRAUD

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,597654 / 6,114175

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Oye-et-Pallet - Église Saint-Nicolas

Oye-et-Pallet - Église Saint-Nicolas
Eglise de Oye-et-Pallet - CommonsEglise d'Oye-et-Pallet, retable - Commons

En 2024 > Anne FISCHER

En 2018 > Nino LAISNÉ3 cœurs

Jusqu’à la Révolution les habitants d’Oye-et-Pallet dépendaient de la paroisse de Saint-Etienne de Pontarlier et devaient se rendre aux offices à Pontarlier. Ce n’est qu’en 1494 qu’il leur est accordé de construite une église qui demeure pourtant vicariale de Pontarlier. Elle est, dans sa forme actuelle, le résultat de modifications et de transformations menées au cours des siècles.
Elle est située dans la partie haute du village dans l’enclos qui délimite le cimetière. Elle est composée d’un clocher-porche du XVIIIe siècle (1749) couvert par un toit à l’impériale en tuiles vernissées et ouvrant sur une nef constituée d’un vaisseau central, de deux collatéraux, et d’un chœur. Les deux premières travées du vaisseau central ont été construites à la fin du XVe siècle (1494) et les deux autres à la fin du XVe siècle. Les troisièmes travées des collatéraux ont été construites au XVIIe siècle et les secondes et quatrièmes à la fin du XVIIIe siècle. Le chœur est également du XVIIIe siècle (1712). L’ensemble est couvert pas des voûtes d’ogives dont les arcs reposent sur les piliers de séparation entre les collatéraux et la nef centrale.
L’intérêt de cette petite église repose sur le retable du maître-autel à fronton et colonnes torses autour desquelles s’enroulent des pampres de vignes et des raisins dorés. Au centre, un tableau non signé représentant le patron de la paroisse, Saint Nicolas, sans doute évêque de Myre en Anatolie. Sa légende est riche d’événements miraculeux et légendaires dont la plus connue est celle des trois enfants tués et mis au saloir par un boucher et ressuscités par Saint Nicolas (le tableau du maître-autel).
Le tabernacle du maître-autel est aussi une œuvre très intéressante réalisée en 1716, par François Gagelin, menuisier et sculpteur sur bois. Les boiseries du retable se poursuivent dans les collatéraux sous forme de lambris de mi-hauteur.
L’ensemble des vitraux abstraits ont été exécutés en 1956 par le jeune maître verrier Paul Virilio sur les cartons du peintre Serge Rezvani.

Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,854445 / 6,331968

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Pontarlier - Chapelle Notre-Dame de l'Espérance

Pontarlier - Chapelle Notre-Dame de l'Espérance
Chapelle de l'Espérance - Commons
  

En 2026 > le FRAC avec Julien DISCRIT

En 2018 > David BOENOLa signa­ture du soleil

La Chapelle Notre-Dame de l’Espérance a été construite à l’initiative du curé Lallemand (curé de l’église Saint-Bénigne au XIXe siècle). Apparu dans le diocèse en 1832, le choléra avait touché plusieurs villes comtoises. En 1855, Levier, Boujailles, Chapelle d’Huin, Villeneuve d’Amont, sont gagnés à leur tour. Le 20 août 1854, le curé Lallemand décide d’organiser une procession derrière la statue de la Vierge pour solliciter sa protection. Pontarlier avait été épargné. En remerciement de ce qu’il considérait comme une bienveillante attention de la Vierge, le curé Lallemand décida de lancer une souscription pour l’érection d’une statue de la Vierge sur le Mont Molar, dominant Pontarlier. Puis, estimant qu’il fallait faire plus, après avoir envisagé la construction d’un oratoire, il s’engage finalement dans le projet d’une chapelle où il serait possible de célébrer la messe. L’architecte Girod en dresse les plans, l’entrepreneur Giroud exécute les travaux. L’inauguration de la chapelle (un bâtiment de petites dimensions, de style néo-gothique, avec une nef unique), le jeudi 9 mai 1861 (jour de l’Ascension), est accompagnée d’une grande manifestation de piété populaire avec défilés, processions, drapeaux, oriflammes, musiques et chants. Le 1er mars 1862 la chapelle est sommée d’une statue de Vierge à l’Enfant réalisée par le sculpteur pontissalien Favier. Cette statue, frappée par la foudre en 2005, a été remplacée en 2009.
À l’emplacement de cette chapelle, sur le mont Molar, il existait encore un château fort au XIIIe siècle. On ne sait rien de particulier sur cette fortification dont l’origine est sans doute plus ancienne puisque c’est là que furent mises au jour, au XIXe siècle, plusieurs armes du Haut-Moyen Age (Ve -XIe s.) ; on a même supposé que ce pouvait être une structure fortifiée datant de l’Age du Fer (750-Ier s. avt JC).

GPS : 46,896475 / 6,357003

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Remoray-Boujeons - Église de la Nativité-de-Notre-Dame

Remoray-Boujeons - Église de la Nativité-de-Notre-Dame
Eglise de Boujeons - Pmau / CommonsEglise de Boujeons - Pmau/Commons

En 2024 > Nicolas MULLER

En 2016 > Hugo PernetNatives

Située au milieu du cimetière, l’église de Boujeons est une petite église dont le clocher-porche, recouvert d’une talevanne de métal rouge, flamboie au soleil tandis qu’étincellent les tuiles vernissées de sa toiture à l’impériale. En grande partie reconstruite au XIXe siècle (le clocher en 1810 et la nef en 1843) elle n’a quasiment rien conservé de l’édifice primitif du XVIIe siècle.
Le clocher-porche ouvre sur une nef unique séparée du chœur liturgique par une travée d’avant-chœur. Le chœur est voûté en cul-de-four, l’avant-chœur est couvert par une voûte d’arêtes et la nef par un plafond. L’ensemble est éclairé par huit baies à vitrail : deux à motifs géométriques éclairent l’avant-chœur et parmi les six qui éclairent la nef, deux seulement représentent des personnages, l’une avec saint Joseph et l’autre avec la Vierge. Le décor est modeste et l’absence de mobilier donne à ce petit édifice une allure dépouillée. Ici pas de retable couvert de dorures, pas de colonnes torsadées ni de décor théâtral, pas de chaire à prêcher aux panneaux sculptés…, hormis quelques statues l’église est nue.
Parmi les statues il faut souligner la présence d’une Vierge à l’Enfant vraisemblablement du XVIIe siècle. Cette Vierge assise tenant un Enfant Jésus rieur sur ses genoux traduit plus l’image du bonheur de la jeune mère de famille avec son enfant que celle de la mère d’un enfant-dieu.
La Nativité de la Vierge, c’est le vocable de l’église, mais c’est aussi le sujet du tableau qui est aujourd’hui dans le chœur après avoir été au-dessus de la porte d’entrée. Il s’agit d’une œuvre sans doute de la fin du XVIIIe siècle inspirée des sources apocryphes que sont le Protévangile de Jacques et l’Évangile du pseudo-Matthieu.

GPS : 46,748778 / 6,204610

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Labergement-Ste-Marie - Chapelle Saint-Théodule

Labergement-Ste-Marie - Chapelle Saint-Théodule
Chapelle Saint-Théodule - Commons
Chapelle Saint-Théodule - Commons

En 2016 > John M. ArmlederINVISIBLE

Située au lieu-dit Grange-Neuve, au pied du massif forestier de la Grand-Côte, cette chapelle fut construite en 1861, prenant la suite d’une chapelle déjà dédiée à Saint Théodule, dite « de Villamont », détruite à la Révolution en même temps que les autres bâtiments de l’abbaye de Mont-Sainte-Marie. De dimensions modestes, elle est constituée d’un clocher-porche, d’une nef, d’un chœur et d’une petite sacristie faisant saillie à l’extérieur de ce dernier. À l’intérieur, trois vitraux célèbrent saint Antoine, l’éducation de la Vierge et, pour celui du chœur, la vie de saint Théodule, et notamment les deux miracles qui lui sont attribués, une multiplication de raisins en Suisse et la délivrance d’un prisonnier. Saint Théodule, patron des vignerons du Valais, est également célébré par une statue et un tableau.

GPS : 46,785110 / 6,271414

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Montperreux - Chapelle N.D. de Lourdes

Montperreux - Chapelle N.D. de Lourdes
Chapelle de Montperreux - Commons
Chapelle N.D. de Lourdes - Commons
Chapelle N.D. de Lourdes - Commons

En 2022 > Lyse Fournier

En 2016 > Benoît BillotteClaire-voie

Située sur un belvédère à 1000 m d’altitude à un endroit appelé « Le Perreu », cette chapelle fut construite à la suite d’un vœu que fit l’abbé Joseph Marcellin Gellion, prêtre à Montperreux en 1871. En cette période où les Prussiens envahissaient la région, ce curé et les paroissiens firent le vœu de construire une chapelle dédiée à Notre-Dame de Lourdes si la Vierge protégeait la paroisse. Il en fut ainsi et il n’y eut ni mort, ni combat, ni destruction, ni dommage aux personnes et habitations pendant la guerre de 1870 dans cette commune. L’abbé Gellion mourut en 1873. Étant donné que le vœu fut exaucé, c’est son successeur, l’abbé Auguste Donat Paquette, qui entreprit la construction en 1889.
La pierre fut extraite d’une carrière de la commune et le bois de charpente abattu sur une forêt communale. Des paroissiens offrirent un certain nombre de journées pour préparer ces matériaux pour un entrepreneur. Toutes ces acquisitions et constructions furent réalisées grâce à la générosité de nombreuses personnes. Notre-Dame de Lourdes fut installée à l’intérieur ainsi qu’une table de communion réalisée par l’abbé Paquette. À cette époque, il y avait une grande dévotion à la Vierge en ce lieu. Plusieurs fois par an une messe y était célébrée. Durant de nombreuses années, les fidèles s’y rendaient en procession le 15 août pour la bénédiction des enfants ou aux rogations afin de prier la protection des biens de la Terre ainsi qu’au mois de mai pour réciter le chapelet. En 1983, la foudre s’est abattue sur le clocher comme un avertissement de ne pas oublier cet oratoire et de le remettre en état. En 1984, des travaux ont été réalisés : reconstruction du clocher en pierre du pays, remise en place de la cloche et pose d’une porte avec auvent de protection.

GPS : 46,828923 / 6,342161

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Le Crouzet - Chapelle Sainte-Anne

Le Crouzet - Chapelle Sainte-Anne
Chapelle du Crouzet - Pmau / Commons

Chapelle du Crouzet - Pmau / Commons

En 2022 > Geneviève Petermann

En 2016 > Peter RöselFeigenblatt, Feuille de figuier

Située pratiquement au centre du village du Crouzet, la chapelle Sainte-Anne est un petit édifice couvert par une toiture à deux pans surmontée d’un clocheton avec un toit à l’impériale. Malgré quelques réparations effectuées à la fin du XIXe siècle, elle présente toujours son aspect primitif de rusticité. Elle est constituée d’une nef unique et aveugle couverte par une voûte en berceau comme le chœur dont elle est séparée par une grille en bois faisant office de jubé portant un Christ en croix, une statue de la Vierge et une de Saint Jean.
Le mur de l’abside est occupé par un retable traditionnel et curieux : 2 colonnes torsadées sur socles autour desquelles s’enroulent des pampres de vignes et des grappes de raisin que picorent des oiseaux supportent un entablement surmonté de 3 sculptures à mi-corps et s’appuyant sur des chapiteaux à feuilles d’acanthe. Entre ces deux colonnes un grand tableau représentant l’Éducation de la Vierge par Sainte Anne avec, en bas à droite une église qui peut être la chapelle Sainte Anne et la date de 1692, sans signature. Des angelots apparaissent au milieu de nuages. L’ensemble est tout à fait rustique et naïf et pourrait avoir été exécuté par un artisan local ayant imité le retable d’un édifice proche. Mais la datation reste aléatoire, la date de 1692 du retable n’étant sans doute que l’indication de la construction de la chapelle.

GPS : 46,703279 / 6,137415

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Chaux-Neuve - Église Saint-Jacques et Saint-Christophe

Chaux-Neuve - Église Saint-Jacques et Saint-Christophe
Eglise de Chaux-Neuve - Commons
Eglise de Chaux-Neuve - Commons

En 2022 > Charlotte Moth

En 2016 > Hugo Schüwer-BossEntrelacs

L’Église Saint-Jacques et St-Christophe de Chaux-Neuve fut consacrée le 19 mars 1487 par Mgr Henri Potin, évêque de Philadelphie, suffragant de Mgr Charles de Neufchâtel, archevêque de Besançon1. Agrandie au cours du temps, la dernière modification (la construction du clocher) date de 1686.
Église remarquable par sa richesse et son architecture intérieure, elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1926. De nombreux meubles sont classés Monuments historiques (6 retables, baptistère, panneaux bois peints des 2 côtés, chaire, statues de St Pierre en albâtre, de St Joseph en bois polychrome, calvaire en bois, banc des fidèles…). Toute voûtée d’ogive avec culots très décorés, elle possède une décoration héraldique importante et variée en particulier un magnifique blason des Habsbourg, propriétaires de la Franche-Comté pendant deux siècles et plusieurs blasons des Chalons. (1) « Mouthe » par Jean Musy, édition la Gentiane bleue 1906

GPS : 46,680515 / 6,132335