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Touillon et Loutelet - ?

Touillon et Loutelet - ?

  

En 2026 > Marianne VILLIÈRE

Composé des deux hameaux, Le Touillon et Loutelet, le village est mentionné dans les textes depuis le XIVe siècle. Ce petit village de près de 300 habitants a vu sa population s’accroître fortement grâce à sa proximité avec la Suisse mais ne veut pas être un village dortoir, d’où le dynamisme affiché de la municipalité qui souligne les attraits naturels et environnementaux du Touillon-Loutelet aux pieds du Mont d’Or.
Mais, et c’est étonnant dans un village du Haut-Doubs très catholique, ici, pas d’église ni de chapelle et le seul élément architectural publique est le monument aux morts de la Première guerre mondiale.
Le site officiel du village mentionne pourtant un bâtiment sous le nom de chapelle ! Il est effectivement surmonté d’un clocheton et d’une croix mais n’a aucune vocation religieuse avérée. Par contre, la municipalité souhaite lui donner une destination culturelle d’où son inscription dans la programmation d’Art en chapelles en 2026.
Le village a cependant un lien très important avec la culture, et tout particulièrement avec le cinéma, puisque c’est ici qu’est né Armand Deleule (1914-2002), ingénieur des eaux et forêts, haut fonctionnaire du ministère de l’Agriculture, plus connu sous le nom d’Armand Chartier. Créateur de la cinémathèque de ce ministère en 1947, il a réalisé ou produit plusieurs centaines de films documentaires consacrés à la vie rurale dont 127 ont obtenu des prix internationaux. D’éminents réalisateurs ont travaillé avec Armand Deleule-Chartier : Robert Enrico, Jacques Demy, Alain Resnais, Jean Chapot, Georges Rouquier, Georges Franju, Jacques Doillon, Marcel Bluwal, René Clément, Jacques Doniol-Valcroze, Denys de La Patellière ou encore Éric Rohmer.

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Labergement-Ste-Marie - Église Saint-Théodule

Labergement-Ste-Marie - Église Saint-Théodule

  

En 2026 > Céline NOTHEAUX

La paroisse de Labergement Sainte Marie obtient le droit de construire sa première église en 1662 mais elle n’est que vicariale et restait un édifice modeste. L’église paroissiale est construite en 1702 sous le vocable de Saint Théodule. Elle est entièrement détruite lors d’un incendie en 1825. Les travaux de construction d’une nouvelle église débutent dès 1847 avec la réalisation d’une tour-clocher en pierre.
Des reconstructions sont engagées en 1850 et 1870 et différents travaux d’entretien, de mises aux normes, d’amélioration techniques sont entrepris aux XXe et XXIe siècles.
Situé en bordure du cimetière, c’est un édifice de plan rectangulaire constitué d’un clocher-porche ouvrant sur une nef aveugle de quatre travées jouxtée de collatéraux précédant une travée d’avant-chœur et le chœur. Il n’y a pas de vrai transept mais la croisée est marquée par une coupole. L’ensemble est couvert par des voûtes d’arêtes séparées par des arcs doubleaux, et éclairé par de hautes baies à vitrail à décor historié ou géométrique ouvertes dans les murs des collatéraux. De très hauts piliers séparent la nef des collatéraux.
Pas de retable dans le chœur : on peut noter seulement la présence d’éléments de stalles (provenant sans doute de l’église primitive) et de deux statues dont une de Saint Pierre. Pas de retables non plus dans les collatéraux où sont présentés, respectivement, une statue de la Vierge sous un tableau (la donation du Rosaire) et une statue de Saint Joseph également sous un tableau.
Des sculptures, typiques de l’art sulpicien du XIXe siècle, sont regroupées au fond des collatéraux, en hauteur ou autour de la cuve baptismale (surmontée d’un tableau représentant le baptême du Christ).
À l’extérieur, le transept (pourtant quasiment inexistant à l’intérieur) est marqué par un léger débordement des murs et par une toiture à deux pans indépendante des deux pans de la nef ; le clocher est couvert par une toiture à l’impériale.

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Frasne - Église Saint-Georges

Frasne - Église Saint-Georges

  

En 2026 > Christian GONZENBACH, Élie BOLARD

L’église Saint-Georges de Frasne pourrait avoir existé dès le XIe siècle. Carrefour entre Pontarlier, Salins et le Val de Mièges, Frasne bénéficiait d’une situation géographique privilégiée renforcée par la proximité de plans d’eau et d’importantes forêts. Le village a donc pu connaître un essor économique et démographique justifiant la construction d’une église (peut-être déjà sous le vocable de Saint Georges) qui était située à l’emplacement du cimetière actuel. En mauvais état, quasiment insalubre, trop petite, elle est remplacée par un nouvel édifice dont la construction démarre dès 1829. Elle est restaurée en 1831 après l’effondrement de la voûte de la nef ; de nouvelles restaurations sont effectuées en 1865, en 1881, en 1905 et enfin en 1941 après un incendie.
Située sur une petite hauteur en bordure de la route qui relie Pontarlier à Champagnole, l’église Saint- Georges présente des caractéristiques architecturales semblables aux édifices plus anciens : un clocher- porche de plan carré précédant une nef et deux collatéraux que prolonge un chœur à abside demi-circulaire. Plusieurs éléments de décor attribuables au XVIIIe siècle (autels-retables latéraux, statues) proviennent vraisemblablement de l’église primitive dont il ne reste que quelques pierres et sculptures insérées dans un mur attenant au presbytère. A noter la présence d’une copie anonyme et non datée du tableau de Nicolas Poussin (1594-1665), Les Israélites recueillant la manne dans le désert, dont la particularité est d’avoir été réalisée à l’envers : ce qui est à droite chez Poussin est ici à gauche et réciproquement, comme si la copie avait été réalisée à partir d’un miroir ou d’une plaque de gravure !

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Entre-les-Fourgs - Chapelle Saint-Claude

Entre-les-Fourgs - Chapelle Saint-Claude

  

En 2026 > Théophile PERIS

La petite chapelle saint-Claude est située dans le hameau d’Entre-les-Fourgs, sur le territoire de la commune de Jougne. Situé à plus de 1000 mètres d’altitude, Entre-les-Fourgs était soumis à des hivers rigoureux, fortement enneigés, entraînant d’importantes difficultés de déplacement pour les habitants et, entre autres, quand il s’agissait d’assister aux offices religieux : ils devaient effectivement aller jusqu’aux Hôpitaux, puis à l’église saint-Maurice de Jougne pour chaque cérémonie. En 1684, profitant de la visite pastorale à Jougne de l’Evêque de Lausanne, ils lui demandent la construction d’un lieu de culte. Ils obtiennent le droit de construire une chapelle, mais à leurs frais ! Elle sera inaugurée en 1687 et placée sous le vocable de Saint- Claude, archevêque de Besançon au VIIe siècle et saint patron de la Franche-Comté.
Cette chapelle est un petit édifice de plan rectangulaire constitué d’une nef unique et d’un chœur séparés par un arc doubleau et éclairés par des baies à vitrail. L’ensemble est couvert par une toiture à deux pans et, au niveau de l’entrée, par un clocheton à base carrée coiffé d’une toiture à l’impériale. A l’extérieur, les murs sont recouverts d’enduit en façade et de tavaillons sur les côtés. Le clocheton est lui aussi couvert de tavaillons et d’ardoises en écaille.
L’autel est surmonté d’un tabernacle en bois doré rappelant celui de la chapelle Saint-Claude de Chapelle-Mijoux. Un tableau (La Visitation, classé MH) de la fin du XVIe siècle ou du début XVIIe siècle occupe le mur de fond du chœur, au-dessus du tabernacle. Il est encadré par deux statues de saint Eloi et de saint Claude.
A noter également un christ en croix qui faisait partie, à l’origine d’un groupe sculpté (classé MH) composé des statues en bois polychromé de Marie et de saint Jean (XVIIe siècle).

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Chapelle-Mijoux - Chapelle Saint-Claude

Chapelle-Mijoux - Chapelle Saint-Claude

  

En 2026 > Pauline CORDIER

La chapelle de Chapelle-Mijoux a été élevée en 1705. Elle est placée sous le vocable de Saint Claude, archevêque de Besançon, né à Salins (Jura) vers 607 et mort en 699 au monastère de Condat (aujourd’hui abbaye de Saint-Claude dans le Jura). Saint patron de la Franche-Comté, il est invoqué pour la guérison des impotents et des estropiés.
Le hameau s’appelait alors « Les Gagelin » d’où le nom de « la chapelle des Gagelin » primitivement donné à cette chapelle. Elle a été fondée et dotée par Claude Belot de Villette, chanoine de l’église métropolitaine, qui possédait un domaine dans le hameau. Les habitants fournirent les matériaux et Messire Belot de Vilette paya la main d’œuvre. Pour la décoration de la chapelle, le chanoine Belot donna plusieurs œuvres dont cinq tableaux marqués de ses armoiries. Le sanctuaire est pourvu d’un chapelain résidant jusqu’en 1820.
C’est un édifice de petites dimensions, constitué d’une nef unique à deux travées séparées par des pilastres, couvertes par une voûte d’arêtes. Le chœur est intégré dans la seconde travée et délimité par une grille de chœur (barrière de communion). Des baies à vitrail en plein cintre éclairent chacune des travées. L’ensemble est couvert par une toiture à deux pans sommée, au-dessus de l’entrée, par un clocheton de plan carré. Un auvent protège l’entrée surmontée d’un arc en pierre en plein cintre.
Une cloche de 300 livres avait été fondue et placée dans le clocher mais cassée en 1744, elle fut remplacée par une nouvelle cloche de 400 livres.
L’élément le plus intéressant est le tabernacle en bois doré sculpté, de facture très italianisante (XVIIIème siècle), enrichi de statuettes, de têtes d’angelots et de petites cariatides. Il a été donné par Claude Gagelin, garde d’honneur du duc de Randan.
Lors de l’incendie du 31 août 1736, qui détruisit une bonne partie de Pontarlier, les trois jeunes enfants d’Etienne Richard, cavalier de la maréchaussée, périrent dans leur grenier où ils s’étaient réfugiés. Il fit réaliser un tableau ex voto portant l’inscription : « Du trente et un août 1736. A la vue du spectacle de ce jour, nous versons des larmes de sang, nous vivons sans pouvoir mourir, percés de troy vives douleurs ». Ce tableau est encore conservé dans la chapelle.

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Malpas - Église de la Présentation de Notre-Dame

Malpas - Église de la Présentation de Notre-Dame

Eglise de Malpas - Pmau/CommonsEglise de Malpas, clocher - Pmau/Commons

En 2024 > Gaelle COGNÉE, le FRAC avec Dora GARCIA

Située un peu en dehors du village et consacrée à la Présentation de Notre-Dame, l’église de Malpas a été construite au début du XVIIIe siècle, de 1726 à 1728. C’est une église de taille moyenne, du type des églises-halles, c’est-à-dire que la nef et les deux bas-côtés sont d’une hauteur sensiblement égale. La nef, séparée des bas-côtés par des colonnes, est précédée d’un cocher-porche, – élément caractéristique des églises du Haut-Doubs –, couvert par une toiture à l’impériale, (autre élément typique des églises du Haut-Doubs) restauré d’avril à juin 2003 après les dégâts causés par la tempête de 1999. Ce clocher-porche ouvre sur la nef que prolonge un chœur à chevet plat. Nef, bas-côtés et chœur sont couverts par des voûtes d’arêtes et éclairés par des baies (à vitrail dans le chœur). Un ensemble de boiseries du XVIIIe siècle couvre les murs des collatéraux et du chœur. Des autels retables avec tableaux occupent les murs de chevet du chœur et des collatéraux : à gauche, la donation du rosaire par la Vierge et l’Enfant Jésus à Dominique de Guzmán et sainte Catherine de Sienne, et à droite la donation du scapulaire à saint Simon et à sainte Thérèse. Le tableau du retable du chœur illustre le vocable de l’église, La Présentation de Notre-Dame au temple. Il est placé au centre d’une architecture très théâtralisée, encadré de colonnes surmontées de chapiteaux à feuillages, avec, dans des niches, deux sculptures d’évêques, et sommé d’une crucifixion avec la Vierge et saint Jean ; un Dieu paternel barbu bénit la scène et deux anges, annonçant la résurrection, jouent de la trompette à chaque angle. Les boiseries, les retables et l’ensemble du mobilier du XVIIIe siècle (inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques) se rattachent à la grande tradition du mobilier en bois et à l’expression du courant baroque dans la région.

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Courvières - Église Saint-Hubert

Courvières - Église Saint-Hubert

Eglise de Courvières - Pmau/Commons

En 2024 > Golnaz PAYANI

L’église de Courvières est attestée dès le XIIIe siècle mais il n’y avait pas encore de bâtiment, les paroissiens devant toujours se rendre à Boujailles pour les offices. Il faut attendre 1486 pour que soit autorisée la construction d’une chapelle dédiée à Saint Hubert mais qui reste pourtant encore vicariale et dépendant de Boujailles.
L’église actuelle, de style néo-gothique, imposante, a été construite à partir de 1868 après la démolition de l’ancien édifice, la tour clocher, coiffée d’une flèche polygonale avec un clocheton à chaque angle, ayant été édifiée dès 1840. Cette église est un ensemble imposant qui pouvait accueillir la totalité des 400 habitants de l’époque. La tour-clocher ouvre sur une nef, deux collatéraux, séparés de la nef par des colonnes, et un chœur. L’ensemble, couvert par des voûtes d’ogives, est éclairé par 13 baies à vitrail, 5 dans chacun des bas-côtés et 3 très grandes dans le chœur. Les murs de celui-ci sont couverts de stalles et de lambris de demi-revêtement. La totalité des éléments mobiliers, stalles, lambris, confessionnaux, maître-autel, retables et sculptures ont été réalisées pour la nouvelle église, au XIXe siècle, dans un style néo-gothique affirmé. La chaire à prêcher, en mauvais état, a été démontée et seule la cuve a été réutilisée comme soubassement du maître-autel. L’élément le plus ancien est un bénitier en pierre daté 1723. A noter la présence de 2 sculptures en bois peint, du XIXe siècle : une Vierge à l’Enfant et un saint personnage (évêque ?), ainsi qu’un Christ en croix.

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Courvières - Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Courvières - Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Chapelle N.D. des Sept-Douleurs de Courvières - Pmau/Commons

Il s’agit d’un petit édifice situé à l’extérieur du village dans les champs, sans véritable route d’accès qui serait situé à proximité d’un ancien cimetière où auraient été ensevelis des pestiférés. Il est constitué d’une seule nef, voûtée en berceau, précédée d’un porche sommé d’un clocheton.
À l’intérieur, un autel retable en bois peint : le retable, plat, est encadré de deux colonnes supportant une corniche et un fronton cintré ; l’autel, en forme de tombeau et encadré par deux statues (Saint Joseph et Saint Roch) porte un décor en relief représentant Notre-Dame des sept douleurs. L’ensemble est daté du XVIIe siècle et a été restauré au XXe siècle.

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Boujailles - Église Saint-Maurice

Boujailles - Église Saint-Maurice

Eglise de Boujailles - Pmau/CommonsEglise de Boujailles - Pmau/CommonsEglise de Boujailles - PePeEfe/Commons

En 2024 > Thierry GEHIN

Construite entre 1844 et 1849 sur les plans de l’architecte César Auguste Pompée, en remplacement d’une église primitive devenue trop petite, l’église Saint Maurice est consacrée en 1872 par le cardinal Matthieu, évêque du diocèse de Besançon. L’édifice, de style néogothique, est particulièrement imposant avec ses deux tours semi-détachées de la façade abritant les cloches. Chaque tour est surmontée par un toit avec flèche polygonale ainsi que de quatre clochetons. A l’extérieur, des contreforts puissants, sur lesquels reposent des arcs-boutants, contribuent à souligner l’aspect massif de cette église, surprenante dans ce petit village.
L’intérieur, très vaste, est éclairé par des baies à vitrail, dans chacune des travées des bas-côtés, dans les parties hautes de la nef et dans le chœur. Une nef à cinq travées jouxtée de 2 bas-côtés, un transept saillant et un chœur composent cet édifice. Des colonnettes engagées à chapiteaux la séparent des bas-côtés. L’ensemble est couvert par des voûtes d’ogives culminant à 16 mètres de hauteur ! Le maître-autel et les autels retables latéraux sont de style néo-gothique et ont été réalisés au XIXe siècle (1872) comme la plupart du mobilier, sculptures et tableaux. On peut cependant noter la présence d’éléments du XVIIIe siècle provenant de l’ancienne église : deux bénitiers en pierre, l’ensemble des bancs des fidèles en sapin, une statuette de Vierge à l’enfant, deux tableaux (la donation du Rosaire et la donation du scapulaire). L’église Saint-Maurice ainsi que son mobilier fait l’objet de classements au titre des monuments historiques.

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Boujailles - Chapelle Notre-Dame des Champs

Boujailles - Chapelle Notre-Dame des Champs

Chapelle N.D. des Champs de Boujailles - Pmau/CommonsChapelle N.D. des Champs de Boujailles - Pmau/Commons

  

En 2024 > Thierry GEHIN

C’est un petit édifice situé à la lisière de la forêt, dans un enclos délimité par un muret de pierres. Un toit à deux pans couvre les deux travées de nef et de chœur avec voûtés d’ogives. À l’extérieur, six contreforts, deux d’angle et deux au milieu des murs latéraux renforcent la structure de l’édifice. A l’intérieur, un autel et un retable en bois, une grande statue de la Vierge et plusieurs tableaux (XIXe) : 2 tableaux représentant saint Roch qui pourraient indiquer que cette chapelle était liée à un culte antipesteux ; un tableau de saint Louis en prière devant la couronne d’épines qu’on peut aussi relier à une invocation contre les maladies et un tableau représentant saint Maurice à cheval. Une pierre, à l’extérieur du chevet, porte la date de 1707 mais, selon certaines hypothèses, peut-être ne s’agit-il que d’un remploi provenant d’un édifice primitif, la chapelle actuelle étant datée de 1860.

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Vaux-et-Chantegrue - Église de la Nativité de Notre-Dame

Vaux-et-Chantegrue - Église de la Nativité de Notre-Dame

Vaux-et-Chantegrue_Ordifana75_Commons
Vaux-et-Chantegrue_Pmau_Commons

  

En 2026 > Marina ZINDY

En 2022 > Prune SIMON-VERMOT

L’implantation chrétienne à Vaux serait très ancienne : la « Chronique de Romainmôtier » fait en effet mention d’une « colonie de moines » venue dès le IXe siècle fonder « les prieurés de Vaux et de Saint-Point, et l’ermitage dit de Mont du Four ». L’existence du village de Vaux est attestée par une charte de 1126 mais c’est seulement en 1507 que les habitants sont autorisés à élever au village une chapelle dont le chœur de l’actuelle église est peut-être une subsistance. L’église de Vaux est placée sous le vocable de la Nativité de Notre-Dame ; c’est un édifice relativement simple (un plan en croix latine, une nef unique précédée d’une tour-clocher et ouvrant sur un chœur à chevet plat) et composite en termes d’époques de construction : la tour-clocher (couverte par une toiture à l’impériale) a été construite au XIXe siècle, la nef dans le premier quart du XVIe siècle et le chœur du XVIIIe siècle a été modifié au XIXe siècle. Des baies à vitrail éclairent le chœur, les chapelles axiales du transept et la nef.
Le retable, réalisé par Augustin Fauconnet, s’inscrit dans la tradition des retables baroques du Haut-Doubs : baroque par son mouvement, son rythme à trois niveaux avec dais sommital, colonnes, chapiteaux, volutes et niches, ses couleurs (un fond gris rehaussé d’or et de rouge) et par son aspect quasi théâtral, mais il demeure aussi très typique du Haut-Doubs par sa retenue, entre sagesse et austérité. La toile centrale de ce retable est particulièrement intéressante puisqu’il s’agit d’une représentation de la Nativité de la Vierge réalisée par le peintre d’origine suisse Jean Wyrsch en 1771.
L’église abrite une sculpture en bois de grande taille d’un Christ aux liens. Cette sculpture est généralement datée de la seconde moitié du XVIe siècle et rattachée à des modèles flamands et bourguignons sans que sa provenance exacte ait été déterminée avec certitude. Elle est citée comme ayant été abritée jadis dans un oratoire situé entre Vaux et Chantegrue. Mais, sa qualité et sa taille inciteraient à supposer une autre origine comme, peut-être, l’abbaye de Mont-Sainte-Marie.
On peut remarquer aussi une statuette en bois polychromé et doré de Vierge à l’Enfant datée de manière incertaine entre le XIIIe et le XVIe siècle.

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Pontarlier - Chapelle de l’hôpital

Pontarlier - Chapelle de l’hôpital

Pontarlier_chapelle de l'hopital

En 2022 > Olivier Toulemonde, le FRAC avec Matthew McCaslin, Sébastien Thiéry

Pontarlier, étape entre les abbayes de Saint-Bénigne de Dijon et Saint-Maurice d’Agaune (dans le Valais Suisse) fut doté assez tôt d’un hôpital (il est cité dès 1189) – et d’une chapelle ou d’une église – implanté au faubourg Saint-Pierre. Partiellement détruit en 1639 lors de la prise de la ville par les Suédois de Saxe-Weimar il est transféré au faubourg Saint-Étienne en 1700 selon les plans de l’architecte Richard ; détruit par le grand incendie de 1736 il est reconstruit en 1740 sur les plans de l’ingénieur Querret, puis agrandi à plusieurs reprises.
La chapelle est une curieuse construction du XIXe siècle réalisée en 1897 sur les plans de l’architecte E. Bérard : une sorte de narthex ouvre sur une nef unique prolongée par un chœur en abside ; les colonnes du narthex supportent une tribune qui permettaient aux malades du premier étage de suivre les offices ; des baies à vitrail dans le chœur et la nef éclairent l’ensemble. Mais, c’est moins le plan de cet édifice qui est curieux que son décor, hérité d’une certaine mode orientaliste : colonnes à fût cylindrique et chapiteaux à décors, vitraux à décor de feuillages luxuriants, papyrus, voûte de la nef à ciel étoilé, voûte du chœur avec un Christ d’inspiration byzantine… Les peintures assez foncées du revêtement des murs et des colonnes et un éclairage naturel limité donnent à cette chapelle un aspect intérieur plutôt sombre.

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Longevilles-Mont-d'Or - Église Saint-Sylvestre

Longevilles-Mont-d'Or - Église Saint-Sylvestre

Longevilles-Mont-d'Or_Ordifana75_Commons
Eglise des Longevilles-Mont-d'Or - Commons

En 2022 > Julie Chaffort

L’église actuelle a été construite entre 1860 et 1863 pour remplacer l’église primitive (XVe siècle) devenue trop petite pour accueillir tous les habitants. Située à l’intérieur de l’enclos du cimetière c’est un édifice imposant constitué d’un clocher porche ouvrant sur une nef centrale à deux bas-côtés et d’un chœur. La nef et les bas-côtés sont éclairés par de grandes baies et le chœur par une baie circulaire. Elle est surtout remarquable pour l’ensemble du maître-autel baroque, son tabernacle en bois doré, et son retable de bois peint marron rehaussé de dorures, de feuillages, de volutes, de guirlandes, de colonnes torsadées qui encadrent des niches à statues (la Vierge et un apôtre et deux groupes sculptés, le Baptême de Constantin et l’Éducation de la Vierge) et supportent un dais où trône une statue de Dieu au milieu de nuées et d’angelots… L’ensemble est très théâtralisé et rappelle d’autres retables comme celui de l’église Sainte Catherine des Hôpitaux-Neufs.
À noter que la construction de cette église avait pu bénéficier d’un don de l’empereur Napoléon III et d’un autre de Jean Séraphin Lanquetin (1794-1869), homme politique originaire des Longevilles-Mont-D’Or , Président du Conseil Municipal de Paris et député de la Seine.

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Les Hôpitaux-Neufs - Église Sainte-Catherine

Les Hôpitaux-Neufs - Église Sainte-Catherine

Eglise des Hôpitaux-Neufs - Commons
Eglise des Hôpitaux-Neufs - Commons

En 2022 > Vidya Gastaldon

La fondation de l’église Sainte-Catherine remonterait à 1368. L’église est reconstruite de 1694 à 1696. Elle est située à l’intérieur de l’enclos qui entoure le cimetière au carrefour des deux routes qui traversent le village. Précédée d’un clocher-porche (que surmonte une flèche octogonale) la nef unique aveugle est flanquée de chaque côté de trois chapelles éclairées par une baie à vitrail ; la sacristie est adossée à l’abside polygonale. Cependant, cette église est moins connue pour son architecture que pour son décor intérieur qui demeure un des exemples les plus intéressants de l’art baroque dans le Haut-Doubs.
Chacune des six chapelles latérales possède un petit autel-retable avec une toile peinte ou un bas-relief sculpté. Mais la pièce maîtresse de cette décoration demeure le maître-autel : surmonté d’un ciborium doré à baldaquin soutenu par des colonnes torses et surmonté d’anges musiciens, il est flanqué de niches à statues et orné d’un retable sculpté consacré à Sainte Catherine de Sienne.
À voir dans la chapelle de la Vierge une statue de la Vierge assise (bois doré du XVIIe, polychrome à l’origine) dite La Vierge de Lausanne. Le modèle d’origine (une statue couverte d’argent doré) était vénéré à la cathédrale de Lausanne, lieu de pèlerinage marial, jusqu’à sa disparition lors de la conquête bernoise en 1536. A noter également, dans l’une des chapelles latérales, la pierre tombale de Jean-Baptiste de Strambino, évêque et comte de Lausanne, décédé au cours d’une visite pastorale le 29 juin 1684.

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La Ferrière-sous-Jougne - Chapelle Saint-Maurice

La Ferrière-sous-Jougne - Chapelle Saint-Maurice

Jougne_Renhour48_Commons
Jougne_Renhour48_Commons

  

En 2026 > François GÉNOT

En 2022 > Arnaud VASSEUX

Située aux pieds de Jougne, au creux du vallon, cette petite chapelle, placée comme l’église de Jougne sous le vocable de Saint Maurice, s’inscrit dans l’enclos du cimetière de la Ferrière. Elle appartenait jadis à un prieuré construit par les bénédictins de l’abbaye Saint-Maurice d’Agaune (en Suisse) qui pouvaient y faire étape entre leur couvent et la Bourgogne. Le prieuré a aujourd’hui complètement disparu et seule subsiste la chapelle.
Cette chapelle a été rebâtie au XIIe siècle sur une crypte carolingienne du IXe siècle et elle a été transformée à deux reprises : à la fin du Moyen Age avec le remaniement de deux travées et le renforcement des contreforts et au XVIe siècle avec la suppression du chevet.
À l’intérieur, la nef unique à 4 travées séparées par des arcs doubleaux est couverte par une voûte en berceau brisé et éclairée par des baies en plein cintre alors que le mur ouest est percé d’un oculus.
Les chapiteaux des colonnes séparant la troisième travée du chœur sont décorés de têtes, de personnages et d’entrelacs. Les trois travées de la crypte sont couvertes par une voûte d’arêtes retombant sur des colonnes dont les chapiteaux sont décorés d’entrelacs. L’ensemble des chapiteaux de la nef et de la crypte est un témoignage tout à fait remarquable et typique du premier décor roman unique dans le Haut-Doubs.
Cette chapelle est donc une des plus anciennes implantations chrétiennes du Haut-Doubs. En 1309, on y célébra le mariage entre Louis de Savoie, seigneur de Vaud (Suisse) et Isabelle de Chalon, fille de Jean de Chalon-Arlay.
Quant à saint Maurice, la tradition en a fait le chef chrétien de la légion thébaine (6000 hommes selon La Légende de Saint Maurice rédigée au IVe siècle par Théodore évêque d’Agaunum) qui aurait été massacrée à Agaune (Suisse) au début du IVe siècle sur ordre de l’empereur Dioclétien pour avoir refusé d’exécuter la population chrétienne d’Octodure (Martigny, en Suisse).

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Doubs - Église de l'Assomption

Doubs - Église de l'Assomption

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Eglise de Doubs - Commons

En 2022 > Marion Lemaître

C’est la translation des reliques de saint Pie de Rome à Besançon et de Besançon à Doubs, en 1781, qui est à l’origine de la construction de l’église actuelle de Doubs. Les ossements de ce martyr inconnu ayant vécu sous l’empire romain avaient été retrouvés à Rome, dans les catacombes, accompagnés d’une fiole de sang. Devant l’afflux des pèlerins venus de toute la région, l’église est jugée trop petite et il est décidé d’en construire une nouvelle selon les plans de l’architecte Martin Béliard pour remplacer l’édifice médiéval primitif trop vétuste. La nouvelle église est bénie en 1869 mais avec un clocher inachevé qui dut attendre sa flèche jusqu’en 1931. La flèche a été restaurée en 2020.
C’est une église de style néo-gothique dont les dimensions imposantes surprennent pour un village qui comptait seulement 400 habitants au moment de sa construction. Elle est constituée d’un clocher-porche ouvrant sur une nef unique précédant le chœur auquel est accolé la chapelle abritant la châsse des reliques de Saint Pie. Une étroite galerie de circulation court de chaque côté de la nef et se prolonge sous forme de triforium. Des baies à vitraux historiés ou simplement décorés (de Maréchal, artiste décorateur à Metz) éclairent la nef et le chœur au niveau du triforium ainsi que la chapelle de saint Pie.
De l’église primitive, il reste un panneau en bois peint du XVe représentant la crucifixion, 3 statues en bois doré du XVIIIe, Saint Martin, Sainte Agathe et Sainte Barbe, et une statue de la Vierge écrasant le serpent, ainsi qu’une cuve baptismale (1560).

GPS : 46,739577 / 6,230343

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Brey-et-Maison-du-Bois - Église Saint-Sébastien

Brey-et-Maison-du-Bois - Église Saint-Sébastien
Le_Brey_Pmau_Commons
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En 2024 > Silvana MC NULTY

En 2022 > Laurent Guenat

Le premier édifice religieux construit à Brey semble avoir été une chapelle construite en 1497 pour éviter aux habitants d’aller jusqu’à Rochejean pour assister aux offices. Une autre chapelle aurait été construite au XVIIe siècle à Maison-du -Bois. Construite dans la première moitié du XIXe siècle (1837), l’église paroissiale actuelle placée sous le vocable de Saint-Sébastien remplace ces édifices successifs. Elle est constituée d’un clocher-porche ouvrant sur une nef unique séparée du chœur par un emmarchement à trois degrés. La voûte en berceau de la nef repose sur des colonnes à fût cylindrique. Un petit édicule d’inspiration classique est accolé au clocher-porche que couronne un toit à l’impériale.

Hormis une statue de la Vierge à l’Enfant datant de la seconde moitié du XVIIe siècle et qui pourrait provenir de l’édifice primitif, l’ensemble du mobilier date du XIXe siècle : la chaire à prêcher, dont il ne reste que la cuve, les statues du Christ en croix, de saint François Xavier et de la Vierge, les tableaux de la Mort de saint François Xavier, de saint Isidore, de la Vierge à l’Enfant avec saint Jean-Baptiste et sainte Agnès, donné par l’empereur en 1860, et celui du Martyr de saint Sébastien, copie d’un tableau du XVIIe siècle.

GPS : 46,739577 / 6,230343

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Pontarlier - Église Saint-Bénigne

Pontarlier - Église Saint-Bénigne
Eglise Saint-Bénigne - Commons

Elle aurait pu être construite dès avant le XIe siècle mais il ne subsiste aucun élément architectural de l’édifice d’origine susceptible d’attester cette existence ancienne. Les bâtiments actuels sont le résultat des travaux successifs de remaniements, transformations ou restaurations, des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Le portail latéral nord, du XVe siècle, est l’élément le plus ancien.
L’édifice actuel a été reconstruit au XVIIe siècle après avoir été quasiment complètement détruit lors de la prise de Pontarlier par les suédois, en 1639, puis par un nouvel incendie en 1680 et enfin dans le grand incendie de Pontarlier en 1736. La première reconstruction, que l’on qualifierait aujourd’hui de à l’identique, fut entreprise dès 1651. L’église Saint-Bénigne est agrandie au début du XIXe siècle, restaurée dès 1874 après la guerre de 1870, agrandie à nouveau en 1920 après la Première guerre mondiale, puis fait l’objet d’une très importante restauration en 1970. Enfin, en 1974 les anciens vitraux sont déposés et remplacés par des vitraux réalisés suivant les cartons du peintre Alfred Manessier. L’orgue, installé par le facteur d’orgues Saumet en 1759 est modifié une première fois au XIXe siècle par les frères Joseph et Claude Ignace Callinet puis en 1982.
L’église Saint-Bénigne, jadis entourée du cimetière, est aujourd’hui constituée d’un clocher-porche (construit en 1652, abattu en 1680, reconstruit en 1681) couvert par une toiture à l’impériale (1753) ; il est flanqué d’une tour abritant l’escalier d’accès au clocher, à l’ancienne chambre du guetteur, à la chambre des cloches et à l’horloge. Ce clocher-porche ouvre sur une nef à trois vaisseaux (un vaisseau central et deux bas-côtés doublés de 4 chapelles latérales et d’un chœur (1809). Voûtes d’arêtes dans la nef, voûtes d’ogives pour le clocher-porche, voûtes d’arêtes et voûtes d’ogives pour les chapelles, plafond plat pour le chœur, les siècles juxtaposent les solutions apportées au voûtement en fonction des modes, au détriment de l’unité générale.
À noter, au titre du mobilier : la chaire à prêcher (M. H.) réalisée en 1754 par les frères Guyon, menuisiers-sculpteurs ; le maître-autel, en pierre du Jura, d’Irène Zack (1970) ; une Vierge à l’Enfant sculptée en bois polychromé, dite Vierge de Lausanne (XVe s. M.H.) ; une Vierge Noire à l’Enfant (1690) ; un Christ crucifié sans la croix (XVIe s.) ; un Christ mort gisant (XVIIe s.), sculpté en bois polychromé (M.H.) ; un tableau représentant la lactation de Saint-Bernard par la Vierge (XVIIe s.) ; un tableau, Jésus au Jardin des Oliviers (M.H. XVIIe s.). On trouve aussi mention dans certains textes d’archives d’un jubé qui a aujourd’hui disparu.

GPS : 46,902162 / 6,356541

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Saint-Point-Lac - Église Saint-Point

Saint-Point-Lac - Église Saint-Point
Eglise de Saint-Point-Lac
Eglise de Saint-Point-Lac - Commons

En 2020 > Sarkis

Survivance, d’après la légende, de l’ermitage de Saint-Point construit au VIe siècle sur les rives du lac du même nom, ou conséquence de la création de l’abbaye de Mont-Saint-Marie, en 1199, ou encore, fondation par les moines de Romainmôtiers (Suisse) en 1126, le petit prieuré de Saint-Point aurait bien établi au XIIe siècle, ce qui correspond d’ailleurs à la datation des parties les plus anciennes de l’église, même si Saint-Point n’apparaît réellement dans les textes qu’au XIIIe siècle. D’abord relais du monastère de Romainmôtier, elle devient vicariat en 1454 et elle est érigée en paroisse en 1777.
Placée sous le vocable de saint Point, c’est un petit édifice situé à l’intérieur de l’enclos du cimetière. Le clocher-porche, couvert par une toiture à l’impériale, précède une nef unique à 3 travées et un chœur à chevet plat. Une tribune ouvrant sur la nef a été aménagée au premier étage du clocher.
La nef est l’élément le plus ancien de l’édifice (fin XIIe s.). Le chœur a été reconstruit de 1504 à 1508 après l’incendie du chœur primitif. Deux chapelles latérales formant transept sont érigées en 1480. La chapelle de droite a pu conserver un lavabo du XVe siècle.
La nef est couverte par une voûte en berceau brisé reposant sur des arcs doubleaux qui s’appuient sur d’épais murs renforcés par des contreforts et percés de baies. Le chœur et les chapelles latérales sont voutés d’ogives.
Une sacristie attenante au chœur est construite au XVIIIe siècle et l’architecte Bisontin Pompée restaure la façade dans un style néo-classique.
Des vitraux figuratifs réalisés en 1930 selon les cartons d’Albert Gerrer, peintre-verrier à Mulhouse, occupent les deux grandes baies du chœur ; ils représentent La fuite en Egypte de la Sainte Famille d’un côté, Saint Point en prière aux pieds de la croix de l’autre.
Les pierres tombales conservées dans l’église évoquent une vie des morts, ce chemin qui conduisait, dit-on, de l’abbaye de Mont-Sainte-Marie au prieuré de Saint-Point où étaient enterrés ceux que l’abbaye ne pouvait recevoir.
L’église Saint-Point est inscrite sur la liste des monuments historiques depuis le 28 juillet 2004.

GPS : 46,813583 / 6,302048

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Saint-Antoine - Église Saint-Antoine

Saint-Antoine - Église Saint-Antoine
Eglise de Saint-Antoine - Pmau / Commons

En 2020 > Elisabeth S. Clark

Construite au XVIe siècle, l’église se dresse dans l’enclos du cimetière. Malgré des restaurations successives, elle a pu conserver l’essentiel de sa structure primitive : un clocher-porche ouvrant sur une nef centrale à quatre travées flanquée de deux bas-côtés éclairés par des baies à vitrail ; l’un de ces bas-côtés est fermé à son chevet par un vitrail sur la crucifixion, l’autre par un autel consacré à Saint-Antoine et surmonté de la statue du saint.
Le chœur à chevet plat et l’ensemble de l’église sont voûtés d’ogives. Le maître-autel-retable baroque qui occupe le chevet du chœur est surmonté d’un imposant tabernacle à degrés qui se développe quasiment jusqu’au sommet du retable dont il dissimule partiellement le décor de nuées, de nuages et de têtes d’angelots. Derrière la partie supérieure du tabernacle surmonté lui-même d’un Christ de Résurrection, deux anges soulèvent les pans d’un lourd rideau de théâtre découvrant le Ciel symbolisé par des nuées, des têtes d’angelots et la colombe du Saint Esprit dans les rayons éclatants du Père Éternel. Deux couleurs seulement pour cet ensemble ainsi que pour la chaire à prêcher et l’autel latéral : un marron foncé pour les fonds et l’or pour les statues, sculptures et décors.

GPS : 46,776783 / 6,338352

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Petite-Chaux - Chapelle Saint-Antide

Petite-Chaux - Chapelle Saint-Antide
Chapelle de Petite-Chaux - Commons

En 2020 > le FRAC avec Ann Veronica Janssens, Charles Dreyfus et Pierre Tatu

Située en bord de route, cette modeste chapelle qui porte la date de 1634 est dédiée à Saint Antide, évêque de Besançon martyrisé au IVe siècle. Constituée d’une nef unique voûtée d’ogives et d’un chœur, elle est couverte par une toiture à deux pans sommée d’un clocheton. A noter la présence d’un autel retable en bois dans le chœur et d’une statuette reliquaire de Saint Antide.

GPS : 46,692803 / 6,164524

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Rochejean - Église Saint-Jean-Baptiste

Rochejean - Église Saint-Jean-Baptiste
Eglise de Rochejean

En 2020 > Pierre-Yves Freund

Fondée au XIIIe siècle, l’église Saint-Jean-Baptiste n’est bâtie qu’au XIVe et reconstruite au XVe. L’édifice actuel est le résultat de remaniements et de restaurations effectuées au cours des siècles.
Jadis située au milieu des deux bourgs (« en haut » et « en bas »), elle est comprise dans l’enclos de l’ancien cimetière. Le clocher-porche surmonté d’un traditionnel toit à l’impériale ouvre sur une nef unique couverte par une toiture à deux pans et un chœur plus bas, mettant en évidence deux périodes de construction. Des lambris de bois recouvrent les murs du chœur et de la nef. A noter la présence de plusieurs éléments de mobilier religieux anciens en bois sculpté et doré intéressants : des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament sur certains panneaux du lambris ; la chaire à prêcher, un Christ en croix, statues de Saint Jean-Baptiste et Saint Nicolas.

GPS : 46,746354 / 6,296377