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L’implantation chrétienne à Vaux serait très ancienne : la « Chronique de Romainmôtier » fait en effet mention d’une « colonie de moines » venue dès le IXe siècle fonder « les prieurés de Vaux et de Saint-Point, et l’ermitage dit de Mont du Four ». L’existence du village de Vaux est attestée par une charte de 1126 mais c’est seulement en 1507 que les habitants sont autorisés à élever au village une chapelle dont le chœur de l’actuelle église est peut-être une subsistance. L’église de Vaux est placée sous le vocable de la Nativité de Notre-Dame ; c’est un édifice relativement simple (un plan en croix latine, une nef unique précédée d’une tour-clocher et ouvrant sur un chœur à chevet plat) et composite en termes d’époques de construction : la tour-clocher (couverte par une toiture à l’impériale) a été construite au XIXe siècle, la nef dans le premier quart du XVIe siècle et le chœur du XVIIIe siècle a été modifié au XIXe siècle. Des baies à vitrail éclairent le chœur, les chapelles axiales du transept et la nef.
Le retable, réalisé par Augustin Fauconnet, s’inscrit dans la tradition des retables baroques du Haut-Doubs : baroque par son mouvement, son rythme à trois niveaux avec dais sommital, colonnes, chapiteaux, volutes et niches, ses couleurs (un fond gris rehaussé d’or et de rouge) et par son aspect quasi théâtral, mais il demeure aussi très typique du Haut-Doubs par sa retenue, entre sagesse et austérité. La toile centrale de ce retable est particulièrement intéressante puisqu’il s’agit d’une représentation de la Nativité de la Vierge réalisée par le peintre d’origine suisse Jean Wyrsch en 1771.
L’église abrite une sculpture en bois de grande taille d’un Christ aux liens. Cette sculpture est généralement datée de la seconde moitié du XVIe siècle et rattachée à des modèles flamands et bourguignons sans que sa provenance exacte ait été déterminée avec certitude. Elle est citée comme ayant été abritée jadis dans un oratoire situé entre Vaux et Chantegrue. Mais, sa qualité et sa taille inciteraient à supposer une autre origine comme, peut-être, l’abbaye de Mont-Sainte-Marie.
On peut remarquer aussi une statuette en bois polychromé et doré de Vierge à l’Enfant datée de manière incertaine entre le XIIIe et le XVIe siècle.
GPS : 46,739577 / 6,230343




















