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Touillon et Loutelet - ?

Touillon et Loutelet - ?

  

En 2026 > Marianne VILLIÈRE

Composé des deux hameaux, Le Touillon et Loutelet, le village est mentionné dans les textes depuis le XIVe siècle. Ce petit village de près de 300 habitants a vu sa population s’accroître fortement grâce à sa proximité avec la Suisse mais ne veut pas être un village dortoir, d’où le dynamisme affiché de la municipalité qui souligne les attraits naturels et environnementaux du Touillon-Loutelet aux pieds du Mont d’Or.
Mais, et c’est étonnant dans un village du Haut-Doubs très catholique, ici, pas d’église ni de chapelle et le seul élément architectural publique est le monument aux morts de la Première guerre mondiale.
Le site officiel du village mentionne pourtant un bâtiment sous le nom de chapelle ! Il est effectivement surmonté d’un clocheton et d’une croix mais n’a aucune vocation religieuse avérée. Par contre, la municipalité souhaite lui donner une destination culturelle d’où son inscription dans la programmation d’Art en chapelles en 2026.
Le village a cependant un lien très important avec la culture, et tout particulièrement avec le cinéma, puisque c’est ici qu’est né Armand Deleule (1914-2002), ingénieur des eaux et forêts, haut fonctionnaire du ministère de l’Agriculture, plus connu sous le nom d’Armand Chartier. Créateur de la cinémathèque de ce ministère en 1947, il a réalisé ou produit plusieurs centaines de films documentaires consacrés à la vie rurale dont 127 ont obtenu des prix internationaux. D’éminents réalisateurs ont travaillé avec Armand Deleule-Chartier : Robert Enrico, Jacques Demy, Alain Resnais, Jean Chapot, Georges Rouquier, Georges Franju, Jacques Doillon, Marcel Bluwal, René Clément, Jacques Doniol-Valcroze, Denys de La Patellière ou encore Éric Rohmer.

GPS : 46,739577 / 6,230343

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Labergement-Ste-Marie - Église Saint-Théodule

Labergement-Ste-Marie - Église Saint-Théodule

  

En 2026 > Céline NOTHEAUX

La paroisse de Labergement Sainte Marie obtient le droit de construire sa première église en 1662 mais elle n’est que vicariale et restait un édifice modeste. L’église paroissiale est construite en 1702 sous le vocable de Saint Théodule. Elle est entièrement détruite lors d’un incendie en 1825. Les travaux de construction d’une nouvelle église débutent dès 1847 avec la réalisation d’une tour-clocher en pierre.
Des reconstructions sont engagées en 1850 et 1870 et différents travaux d’entretien, de mises aux normes, d’amélioration techniques sont entrepris aux XXe et XXIe siècles.
Situé en bordure du cimetière, c’est un édifice de plan rectangulaire constitué d’un clocher-porche ouvrant sur une nef aveugle de quatre travées jouxtée de collatéraux précédant une travée d’avant-chœur et le chœur. Il n’y a pas de vrai transept mais la croisée est marquée par une coupole. L’ensemble est couvert par des voûtes d’arêtes séparées par des arcs doubleaux, et éclairé par de hautes baies à vitrail à décor historié ou géométrique ouvertes dans les murs des collatéraux. De très hauts piliers séparent la nef des collatéraux.
Pas de retable dans le chœur : on peut noter seulement la présence d’éléments de stalles (provenant sans doute de l’église primitive) et de deux statues dont une de Saint Pierre. Pas de retables non plus dans les collatéraux où sont présentés, respectivement, une statue de la Vierge sous un tableau (la donation du Rosaire) et une statue de Saint Joseph également sous un tableau.
Des sculptures, typiques de l’art sulpicien du XIXe siècle, sont regroupées au fond des collatéraux, en hauteur ou autour de la cuve baptismale (surmontée d’un tableau représentant le baptême du Christ).
À l’extérieur, le transept (pourtant quasiment inexistant à l’intérieur) est marqué par un léger débordement des murs et par une toiture à deux pans indépendante des deux pans de la nef ; le clocher est couvert par une toiture à l’impériale.

GPS : 46,739577 / 6,230343

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Frasne - Église Saint-Georges

Frasne - Église Saint-Georges

  

En 2026 > Christian GONZENBACH, Élie BOLARD

L’église Saint-Georges de Frasne pourrait avoir existé dès le XIe siècle. Carrefour entre Pontarlier, Salins et le Val de Mièges, Frasne bénéficiait d’une situation géographique privilégiée renforcée par la proximité de plans d’eau et d’importantes forêts. Le village a donc pu connaître un essor économique et démographique justifiant la construction d’une église (peut-être déjà sous le vocable de Saint Georges) qui était située à l’emplacement du cimetière actuel. En mauvais état, quasiment insalubre, trop petite, elle est remplacée par un nouvel édifice dont la construction démarre dès 1829. Elle est restaurée en 1831 après l’effondrement de la voûte de la nef ; de nouvelles restaurations sont effectuées en 1865, en 1881, en 1905 et enfin en 1941 après un incendie.
Située sur une petite hauteur en bordure de la route qui relie Pontarlier à Champagnole, l’église Saint- Georges présente des caractéristiques architecturales semblables aux édifices plus anciens : un clocher- porche de plan carré précédant une nef et deux collatéraux que prolonge un chœur à abside demi-circulaire. Plusieurs éléments de décor attribuables au XVIIIe siècle (autels-retables latéraux, statues) proviennent vraisemblablement de l’église primitive dont il ne reste que quelques pierres et sculptures insérées dans un mur attenant au presbytère. A noter la présence d’une copie anonyme et non datée du tableau de Nicolas Poussin (1594-1665), Les Israélites recueillant la manne dans le désert, dont la particularité est d’avoir été réalisée à l’envers : ce qui est à droite chez Poussin est ici à gauche et réciproquement, comme si la copie avait été réalisée à partir d’un miroir ou d’une plaque de gravure !

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Entre-les-Fourgs - Chapelle Saint-Claude

Entre-les-Fourgs - Chapelle Saint-Claude

  

En 2026 > Théophile PERIS

La petite chapelle saint-Claude est située dans le hameau d’Entre-les-Fourgs, sur le territoire de la commune de Jougne. Situé à plus de 1000 mètres d’altitude, Entre-les-Fourgs était soumis à des hivers rigoureux, fortement enneigés, entraînant d’importantes difficultés de déplacement pour les habitants et, entre autres, quand il s’agissait d’assister aux offices religieux : ils devaient effectivement aller jusqu’aux Hôpitaux, puis à l’église saint-Maurice de Jougne pour chaque cérémonie. En 1684, profitant de la visite pastorale à Jougne de l’Evêque de Lausanne, ils lui demandent la construction d’un lieu de culte. Ils obtiennent le droit de construire une chapelle, mais à leurs frais ! Elle sera inaugurée en 1687 et placée sous le vocable de Saint- Claude, archevêque de Besançon au VIIe siècle et saint patron de la Franche-Comté.
Cette chapelle est un petit édifice de plan rectangulaire constitué d’une nef unique et d’un chœur séparés par un arc doubleau et éclairés par des baies à vitrail. L’ensemble est couvert par une toiture à deux pans et, au niveau de l’entrée, par un clocheton à base carrée coiffé d’une toiture à l’impériale. A l’extérieur, les murs sont recouverts d’enduit en façade et de tavaillons sur les côtés. Le clocheton est lui aussi couvert de tavaillons et d’ardoises en écaille.
L’autel est surmonté d’un tabernacle en bois doré rappelant celui de la chapelle Saint-Claude de Chapelle-Mijoux. Un tableau (La Visitation, classé MH) de la fin du XVIe siècle ou du début XVIIe siècle occupe le mur de fond du chœur, au-dessus du tabernacle. Il est encadré par deux statues de saint Eloi et de saint Claude.
A noter également un christ en croix qui faisait partie, à l’origine d’un groupe sculpté (classé MH) composé des statues en bois polychromé de Marie et de saint Jean (XVIIe siècle).

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Chapelle-Mijoux - Chapelle Saint-Claude

Chapelle-Mijoux - Chapelle Saint-Claude

  

En 2026 > Pauline CORDIER

La chapelle de Chapelle-Mijoux a été élevée en 1705. Elle est placée sous le vocable de Saint Claude, archevêque de Besançon, né à Salins (Jura) vers 607 et mort en 699 au monastère de Condat (aujourd’hui abbaye de Saint-Claude dans le Jura). Saint patron de la Franche-Comté, il est invoqué pour la guérison des impotents et des estropiés.
Le hameau s’appelait alors « Les Gagelin » d’où le nom de « la chapelle des Gagelin » primitivement donné à cette chapelle. Elle a été fondée et dotée par Claude Belot de Villette, chanoine de l’église métropolitaine, qui possédait un domaine dans le hameau. Les habitants fournirent les matériaux et Messire Belot de Vilette paya la main d’œuvre. Pour la décoration de la chapelle, le chanoine Belot donna plusieurs œuvres dont cinq tableaux marqués de ses armoiries. Le sanctuaire est pourvu d’un chapelain résidant jusqu’en 1820.
C’est un édifice de petites dimensions, constitué d’une nef unique à deux travées séparées par des pilastres, couvertes par une voûte d’arêtes. Le chœur est intégré dans la seconde travée et délimité par une grille de chœur (barrière de communion). Des baies à vitrail en plein cintre éclairent chacune des travées. L’ensemble est couvert par une toiture à deux pans sommée, au-dessus de l’entrée, par un clocheton de plan carré. Un auvent protège l’entrée surmontée d’un arc en pierre en plein cintre.
Une cloche de 300 livres avait été fondue et placée dans le clocher mais cassée en 1744, elle fut remplacée par une nouvelle cloche de 400 livres.
L’élément le plus intéressant est le tabernacle en bois doré sculpté, de facture très italianisante (XVIIIème siècle), enrichi de statuettes, de têtes d’angelots et de petites cariatides. Il a été donné par Claude Gagelin, garde d’honneur du duc de Randan.
Lors de l’incendie du 31 août 1736, qui détruisit une bonne partie de Pontarlier, les trois jeunes enfants d’Etienne Richard, cavalier de la maréchaussée, périrent dans leur grenier où ils s’étaient réfugiés. Il fit réaliser un tableau ex voto portant l’inscription : « Du trente et un août 1736. A la vue du spectacle de ce jour, nous versons des larmes de sang, nous vivons sans pouvoir mourir, percés de troy vives douleurs ». Ce tableau est encore conservé dans la chapelle.

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Vaux-et-Chantegrue - Église de la Nativité de Notre-Dame

Vaux-et-Chantegrue - Église de la Nativité de Notre-Dame

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En 2026 > Marina ZINDY

En 2022 > Prune SIMON-VERMOT

L’implantation chrétienne à Vaux serait très ancienne : la « Chronique de Romainmôtier » fait en effet mention d’une « colonie de moines » venue dès le IXe siècle fonder « les prieurés de Vaux et de Saint-Point, et l’ermitage dit de Mont du Four ». L’existence du village de Vaux est attestée par une charte de 1126 mais c’est seulement en 1507 que les habitants sont autorisés à élever au village une chapelle dont le chœur de l’actuelle église est peut-être une subsistance. L’église de Vaux est placée sous le vocable de la Nativité de Notre-Dame ; c’est un édifice relativement simple (un plan en croix latine, une nef unique précédée d’une tour-clocher et ouvrant sur un chœur à chevet plat) et composite en termes d’époques de construction : la tour-clocher (couverte par une toiture à l’impériale) a été construite au XIXe siècle, la nef dans le premier quart du XVIe siècle et le chœur du XVIIIe siècle a été modifié au XIXe siècle. Des baies à vitrail éclairent le chœur, les chapelles axiales du transept et la nef.
Le retable, réalisé par Augustin Fauconnet, s’inscrit dans la tradition des retables baroques du Haut-Doubs : baroque par son mouvement, son rythme à trois niveaux avec dais sommital, colonnes, chapiteaux, volutes et niches, ses couleurs (un fond gris rehaussé d’or et de rouge) et par son aspect quasi théâtral, mais il demeure aussi très typique du Haut-Doubs par sa retenue, entre sagesse et austérité. La toile centrale de ce retable est particulièrement intéressante puisqu’il s’agit d’une représentation de la Nativité de la Vierge réalisée par le peintre d’origine suisse Jean Wyrsch en 1771.
L’église abrite une sculpture en bois de grande taille d’un Christ aux liens. Cette sculpture est généralement datée de la seconde moitié du XVIe siècle et rattachée à des modèles flamands et bourguignons sans que sa provenance exacte ait été déterminée avec certitude. Elle est citée comme ayant été abritée jadis dans un oratoire situé entre Vaux et Chantegrue. Mais, sa qualité et sa taille inciteraient à supposer une autre origine comme, peut-être, l’abbaye de Mont-Sainte-Marie.
On peut remarquer aussi une statuette en bois polychromé et doré de Vierge à l’Enfant datée de manière incertaine entre le XIIIe et le XVIe siècle.

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La Ferrière-sous-Jougne - Chapelle Saint-Maurice

La Ferrière-sous-Jougne - Chapelle Saint-Maurice

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Jougne_Renhour48_Commons

  

En 2026 > François GÉNOT

En 2022 > Arnaud VASSEUX

Située aux pieds de Jougne, au creux du vallon, cette petite chapelle, placée comme l’église de Jougne sous le vocable de Saint Maurice, s’inscrit dans l’enclos du cimetière de la Ferrière. Elle appartenait jadis à un prieuré construit par les bénédictins de l’abbaye Saint-Maurice d’Agaune (en Suisse) qui pouvaient y faire étape entre leur couvent et la Bourgogne. Le prieuré a aujourd’hui complètement disparu et seule subsiste la chapelle.
Cette chapelle a été rebâtie au XIIe siècle sur une crypte carolingienne du IXe siècle et elle a été transformée à deux reprises : à la fin du Moyen Age avec le remaniement de deux travées et le renforcement des contreforts et au XVIe siècle avec la suppression du chevet.
À l’intérieur, la nef unique à 4 travées séparées par des arcs doubleaux est couverte par une voûte en berceau brisé et éclairée par des baies en plein cintre alors que le mur ouest est percé d’un oculus.
Les chapiteaux des colonnes séparant la troisième travée du chœur sont décorés de têtes, de personnages et d’entrelacs. Les trois travées de la crypte sont couvertes par une voûte d’arêtes retombant sur des colonnes dont les chapiteaux sont décorés d’entrelacs. L’ensemble des chapiteaux de la nef et de la crypte est un témoignage tout à fait remarquable et typique du premier décor roman unique dans le Haut-Doubs.
Cette chapelle est donc une des plus anciennes implantations chrétiennes du Haut-Doubs. En 1309, on y célébra le mariage entre Louis de Savoie, seigneur de Vaud (Suisse) et Isabelle de Chalon, fille de Jean de Chalon-Arlay.
Quant à saint Maurice, la tradition en a fait le chef chrétien de la légion thébaine (6000 hommes selon La Légende de Saint Maurice rédigée au IVe siècle par Théodore évêque d’Agaunum) qui aurait été massacrée à Agaune (Suisse) au début du IVe siècle sur ordre de l’empereur Dioclétien pour avoir refusé d’exécuter la population chrétienne d’Octodure (Martigny, en Suisse).

GPS : 46,739577 / 6,230343

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Les Fourgs - Chapelle du Tourillot

Les Fourgs - Chapelle du Tourillot
Chapelle du Tourillot - Commons
  

En 2026 > Claire HANNICQ

En 2018 > Francesco FINIZIO3 points, c’est tout

La chapelle Notre-Dame du Touriau (Touriaux ou Tourillot) est située à 1190 mètres d’altitude sur une petite colline dominant le village des Fourgs d’où l’on a une très jolie vue sur le village et toute la nature environnante. Elle a été construite entre 1923 et 1925 pour concrétiser un vœu des habitants s’engageant à élever une chapelle à cet endroit si le village était épargné de l’invasion des troupes allemandes pendant la Première guerre mondiale. On était assez loin du front et le risque était faible, mais les nouvelles qui pouvaient arriver par les soldats engagés dans ce long conflit étaient sans doute suffisamment alarmantes pour justifier cette peur commune. Le village fut épargné et la chapelle, inaugurée officiellement le 8 septembre 1925, fut financée par des dons et construite par les villageois à l’emplacement d’un petit monument supportant une statue de Notre-Dame de Lourdes érigée en 1898 sous l’égide de Félix Balanche, curé de la paroisse.
C’est un édifice de petites dimensions, de plan rectangulaire, construit sur une terrasse renforcée par un mur de soutien en pierres. La chapelle est couverte par un toit à deux pans sommé, au-dessus de l’entrée, d’un petit clocheton où a été installé la statue de la Vierge de 1898. Quatre fenêtres en plein cintre avec des verres colorés éclairent la nef unique. Des bancs, des chaises et un autel sommaire en constituent l’unique mobilier. Elle a été restaurée en 2025.
Texte de Joël GUIRAUD

GPS : 46,831101 / 6,413254

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Pontarlier - Chapelle Notre-Dame de l'Espérance

Pontarlier - Chapelle Notre-Dame de l'Espérance
Chapelle de l'Espérance - Commons
  

En 2026 > le FRAC avec Julien DISCRIT

En 2018 > David BOENOLa signa­ture du soleil

La Chapelle Notre-Dame de l’Espérance a été construite à l’initiative du curé Lallemand (curé de l’église Saint-Bénigne au XIXe siècle). Apparu dans le diocèse en 1832, le choléra avait touché plusieurs villes comtoises. En 1855, Levier, Boujailles, Chapelle d’Huin, Villeneuve d’Amont, sont gagnés à leur tour. Le 20 août 1854, le curé Lallemand décide d’organiser une procession derrière la statue de la Vierge pour solliciter sa protection. Pontarlier avait été épargné. En remerciement de ce qu’il considérait comme une bienveillante attention de la Vierge, le curé Lallemand décida de lancer une souscription pour l’érection d’une statue de la Vierge sur le Mont Molar, dominant Pontarlier. Puis, estimant qu’il fallait faire plus, après avoir envisagé la construction d’un oratoire, il s’engage finalement dans le projet d’une chapelle où il serait possible de célébrer la messe. L’architecte Girod en dresse les plans, l’entrepreneur Giroud exécute les travaux. L’inauguration de la chapelle (un bâtiment de petites dimensions, de style néo-gothique, avec une nef unique), le jeudi 9 mai 1861 (jour de l’Ascension), est accompagnée d’une grande manifestation de piété populaire avec défilés, processions, drapeaux, oriflammes, musiques et chants. Le 1er mars 1862 la chapelle est sommée d’une statue de Vierge à l’Enfant réalisée par le sculpteur pontissalien Favier. Cette statue, frappée par la foudre en 2005, a été remplacée en 2009.
À l’emplacement de cette chapelle, sur le mont Molar, il existait encore un château fort au XIIIe siècle. On ne sait rien de particulier sur cette fortification dont l’origine est sans doute plus ancienne puisque c’est là que furent mises au jour, au XIXe siècle, plusieurs armes du Haut-Moyen Age (Ve -XIe s.) ; on a même supposé que ce pouvait être une structure fortifiée datant de l’Age du Fer (750-Ier s. avt JC).

GPS : 46,896475 / 6,357003

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Les Grangettes - Église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste

Les Grangettes - Église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste
Eglise des Grangettes
  

En 2026 > Denis ROUECHE

En 2016 > Delphine REISTLES MINUTES MÉCA­NIQUES

La première église des Grangettes est construite en 1635. Restaurée et remaniée au cours des siècles, elle se dresse encore aujourd’hui au milieu du cimetière, face au lac de Saint-Point.
Elle est constituée d’un clocher-porche de plan carré (XVIIe siècle) couvert par un toit à l’impériale ouvrant sur un vaisseau à trois nefs de deux travées voûtées d’arêtes et un chœur à chevet plat couvert par une voûte d’ogives. Le chœur et les bas-côtés sont éclairés par 6 baies à vitraux figuratifs réalisés par le maître-verrier Alfred Georgeon (XXe siècle). Des contreforts renforcent l’édifice à l’extérieur.
Cette petite église est dotée d’un intéressant mobilier liturgique en bois réalisé au XVIIIe siècle par des menuisiers-sculpteurs très certainement locaux ayant intégré les particularités du style baroque pour réinventer un art religieux baroque du Haut-Doubs forestier. L’ensemble du maître-autel-retable, en bois sculpté peint et doré (XVIIIe s.), est un bon exemple de ce baroque du Haut-Doubs mariant le vocabulaire architectural de l’Antiquité aux angelots et aux scènes de la Bible, simple, exubérant et austère, théâtral ; un tabernacle à degrés (signé R. Faivre et daté 1721) cache en partie une peinture de Saint Jean-Baptiste (le saint patron de l’église) encadré de colonnes cannelées et surmonté d’une sculpture à mi-corps d’un Dieu sévère, émergeant des nuées ; des têtes d’angelots et des rinceaux de feuillages décorent l’ensemble.
On peut aussi citer la chaire à prêcher (bois sculpté XVIIIe s. peut-être réalisée par R. Faivre), un tableau de la Vierge à l’Enfant (XVIIe s.) et les évangélistes peints sur les voûtes du chœur (XVe s.).
Texte de Joël Guiraud

GPS : 46,828083 / 6,311879