Chapelle Saint-Claude
En 2026 > Pauline CORDIER
La chapelle de Chapelle-Mijoux a été élevée en 1705. Elle est placée sous le vocable de Saint Claude, archevêque de Besançon, né à Salins (Jura) vers 607 et mort en 699 au monastère de Condat (aujourd’hui abbaye de Saint-Claude dans le Jura). Saint patron de la Franche-Comté, il est invoqué pour la guérison des impotents et des estropiés.
Le hameau s’appelait alors « Les Gagelin » d’où le nom de « la chapelle des Gagelin » primitivement donné à cette chapelle. Elle a été fondée et dotée par Claude Belot de Villette, chanoine de l’église métropolitaine, qui possédait un domaine dans le hameau. Les habitants fournirent les matériaux et Messire Belot de Vilette paya la main d’œuvre. Pour la décoration de la chapelle, le chanoine Belot donna plusieurs œuvres dont cinq tableaux marqués de ses armoiries. Le sanctuaire est pourvu d’un chapelain résidant jusqu’en 1820.
C’est un édifice de petites dimensions, constitué d’une nef unique à deux travées séparées par des pilastres, couvertes par une voûte d’arêtes. Le chœur est intégré dans la seconde travée et délimité par une grille de chœur (barrière de communion). Des baies à vitrail en plein cintre éclairent chacune des travées. L’ensemble est couvert par une toiture à deux pans sommée, au-dessus de l’entrée, par un clocheton de plan carré. Un auvent protège l’entrée surmontée d’un arc en pierre en plein cintre.
Une cloche de 300 livres avait été fondue et placée dans le clocher mais cassée en 1744, elle fut remplacée par une nouvelle cloche de 400 livres.
L’élément le plus intéressant est le tabernacle en bois doré sculpté, de facture très italianisante (XVIIIème siècle), enrichi de statuettes, de têtes d’angelots et de petites cariatides. Il a été donné par Claude Gagelin, garde d’honneur du duc de Randan.
Lors de l’incendie du 31 août 1736, qui détruisit une bonne partie de Pontarlier, les trois jeunes enfants d’Etienne Richard, cavalier de la maréchaussée, périrent dans leur grenier où ils s’étaient réfugiés. Il fit réaliser un tableau ex voto portant l’inscription : « Du trente et un août 1736. A la vue du spectacle de ce jour, nous versons des larmes de sang, nous vivons sans pouvoir mourir, percés de troy vives douleurs ». Ce tableau est encore conservé dans la chapelle.
GPS : 46,739577 / 6,230343
